Dossier soleil Part 2 : crème solaire bio, pas bio, homemade ?

[Cet article fait partie d’un dossier sur le Soleil en 2 billets pour l’instant, si vous voulez lire le premier   Comprendre les effets du soleil et s’en protéger]

 

Vu les températures de ces dernières semaines, la crème solaire est vite devenue le sujet de toutes les conversations !

Comment choisir sa crème ? Bio, pas bio ? Faite maison ?

 

Il existe deux types de grandes catégories de protection solaire :

*les filtres solaires chimiques que l’on trouve dans de nombreuses crèmes solaires conventionnelles et qui sont souvent des perturbateurs endocriniens absorbés par la peau. Les filtres de synthèse « transforment » les UV en chaleur. Ce sont donc les filtres eux-mêmes ou les ingrédients ajoutés qui posent problème.

*les écrans solaires minéraux qui sont autorisés dans les crèmes solaires bio: dioxyde de titane et oxyde de zinc (ce dernier est non agréé par l’ANSM comme protecteur solaire). Les écrans minéraux agissent tel un miroir et reflètent les rayons UV sans les laisser pénétrer dans la peau, d’où leur couleur bien blanche d’ailleurs !

 

Nota bene : Pourquoi cet article ?

[Sans rien chercher (saison oblige), je suis tombée sur certaines recettes de crème solaire maison qui tournent sur le net. Et je n’ai pu m’empêcher de me dire mais WHAT ? (Bien sûr, dans cet article je vais donner mon avis plus que tranché mais sans jugements pour ceux qui penseraient différemment, et il n’appartient qu’à moi. Tout comme la décision que vous prendrez à la fin de sa lecture n’appartient qu’à vous, en ayant connaissance de tous les points positifs comme négatifs de faire sa crème solaire soi-même.]

 

Crème solaire conventionnelle

Ce qu’on leur reproche, ce sont les ingrédients utilisés. Comme toujours dans la cosmétique conventionnelle, on veut que le produit soit le plus attrayant possible par son odeur, sa couleur, sa texture, en augmentant la durée de conservation… Pour cela, on ajoute à la recette basique, qui pourrait être tout à fait satisfaisante, des ingrédients susceptibles d’être dangereux pour notre santé et notre planète (conservateurs, parfums, épaississants, agents hydratants et émulsifiants…).

 

Les filtres chimiques, dangereux pour notre santé

C’est le cas des filtres chimiques, que l’on trouve dans ces crèmes et qui contiennent des matières chimiques dangereuses pour la santé et pour la nature. Pour en savoir plus, je vous invite à aller lire un article du blog Oleassence et bien d’autres d’ailleurs car ce blog est une vraie mine d’or. Dans cet article, on y retrouve ces fameux perturbateurs endocriniens et on y lit quelques petits conseils pour choisir sa crème (Nota bene : pour l’huile de karanja comme pour toute matière naturelle, sa composition dépend de l’endroit où vous l’achetez, [et encore même d’un lot à l’autre, elle peut être différente] et donc sa protection aussi, et encore plus si elle n’est pas utilisée pure).

 

Les filtres chimiques, dangereux pour la planète

Pour le côté polluant, on est plutôt bien placé avec les crèmes solaires conventionnelles qui n’ont pas de filtres biodégradables. Elles polluent les océans (oui oui, quand vous vous baignez, vous en laissez une partie dans la mer) en endommageant le corail, qui rappelons-le est indispensable à la vie marine et la nôtre par la même occasion, intoxiquant les espèces marines (comme les phytoplanctons) et déséquilibrant l’écosystème marin. Actuellement, ce seraient 10 % des récifs coraux mondiaux qui seraient menacés par les filtres solaires (principalement les filtres chimiques) responsables de leur blanchiment.

Un petit point négatif en plus pour la route ? 😀 L’action des filtres de synthèse n’est pas immédiate, il faut attendre au moins 20 minutes après application pour que la crème solaire devienne efficace. Il faudrait donc l’appliquer une petite demi heure avant de sortir.

 

Alors éviter un cancer pour m’exposer à un autre, tout en mettant ma planète en danger… Je ne sais pas vous, mais pour moi c’est NON merci ! 😉

 

Crème solaire BIO

Comme tout, il y en a des bonnes et des moins bonnes. Elles ne sont pas parfaites mais font l’affaire car sont nettement moins nocives pour nous et l’environnement.

 

Bio mais sans nanoparticules

Il faut évitez à tout prix, celles avec nanoparticules, même si elles sont bio. D’une part, parce qu’elles seraient dangereuses pour l’environnement (comme les crèmes solaire conventionnelles) mais aussi pour notre santé. [Je parlerai au conditionnel concernant les nanoparticules, parce qu’elles font partie d’une très grosse controverse et que l’on va dire que les preuves ne doivent pas être assez nombreuses pour que l’on puisse vraiment dire que c’est mauvais !] Les nanoparticules, de part leur très petite taille, pourraient pénétrer nos barrières biologiques notamment sur une peau lésée et seraient beaucoup moins protectrices que les particules normales (beaucoup plus grosses). Pour en savoir plus sur les nanoparticules, cliquez ici !

 

Ecrans solaires autorisés en bio

En cosmétique biologique, l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane sont les 2 seuls écrans minéraux autorisés. Ce sont eux qui rendent la crème très blanche ! Ils agissent comme un miroir et ont comme fonction de renvoyer le rayon UV vers l’extérieur sans rentrer dans la peau.

 

Dioxyde de titane dans crème solaire
Crédit : alternativesante.fr
Oxyde de zinc dans crème solaire
Crédit : aromateasy.net

 

Contrairement aux filtres chimiques, ceux ci agissent immédiatement, plus besoin de mettre sa crème longtemps avant de sortir !

 

Quelques défauts qui se règlent facilement 

Formulées sans colorants, sans parfum de synthèse, sans parabens et avec des filtres minéraux sans nanoparticules, les cahiers des charges bio (garanties Cosmébio, BDIH, Nature & Progrès…) bannissent la plupart des ­ingrédients issus de la pétrochimie. Elles sont le plus souvent composées de conservateurs non toxiques, d’huiles végétales et d’huiles essentielles, moins nocives, mais potentiellement allergènes. Il faudra donc tout de même bien lire les étiquettes !

Comme elles ne sont pas composées de tous les produits nocifs facilitant l’étalage, les crèmes bio sont souvent plus difficiles à étaler car plus épaisses et laissent la peau blanche plus longtemps que les classiques, mais bon quand on fait le calcul… Et puis en étalant bien, ça peut le faire ! Si si, pas obliger de ressembler à un fantôme sur la plage, j’vous l’dis ! 😉

 

En parlant de calcul, les crèmes solaires en générales sont très chères ! Vous pourrez trouver de tout, et les bios ne seront pas forcément les plus chères à l’achat ! Alors encore une fois, il faudra lire les étiquettes, chercher, fouiner pour trouver votre petite perle rare. Mais bon au vu de tout ce qui a été dit avant, ça vaut le coup p’t’être, non ?!

 

Crème solaire faite maison

En connaissant les risques qu’il y a, à utiliser une crème solaire du commerce, et le prix, je comprends que l’on ait envie de faire sa crème solaire soi-même.

J’y ai pensé aussi quand j’ai commencé à m’intéresser aux étiquettes des produits que j’achetais et encore plus lorsque j’ai débuté la tambouille maison ! Mais en me renseignant, j’ai vite changé d’avis.

Déjà si vous utilisez des nanoparticules, ça revient au même que la cosmétique conventionnelle qui les utilise [leur danger n’est effectivement pas vraiment encore prouvé, mais le fait que l’on n’est pas assez d’infos et de recul sur le sujet me suffit à les bannir !]. C’est le même danger, et encore plus parce que c’est vous qui fabriquer votre crème (les conditions de fabrication optimales chez nous, quand elles le sont, ne sont absolument pas celles des crèmes faites en labo). Et donc n’oublions pas que les nanoparticules poseraient problème au niveau respiratoire et cutané.

Un autre point faible, c’est un produit qui ne peut se conserver longtemps (de part la cosmétique maison déjà), d’autant plus pour une préparation solaire non résistante à la chaleur.

 

La protection

Une autre chose qui me pose question, c’est bien sûr le niveau de protection.

La plupart des recettes que j’ai trouvées, même toutes en fait, n’étaient pas testées en labo, ce qui est tout à fait logique quelque part, puisque cela coûte très cher. Donc comment connaître le réel indice de protection ?! Et puis le mieux, le dosage des ingrédients à la cuillère… Il se fait carrément à la louche.. Alors déjà pour les autres cosmétiques, j’ai du mal, mais encore plus pour la crème solaire, qui est un cosmétique un peu à part pour moi. Parce que bon, là on parle quand même de se protéger de rayons ultra-nocifs quoi ! Pour pouvoir revendiquer un certain indice, il est nécessaire d’effectuer des tests en laboratoire pour être certain de la protection obtenue. Ce qui n’est absolument pas le cas de TOUTES les recettes que j’ai pu voir.

Pour finir, une petite information qui vaut ce qu’elle vaut. Mais à priori, une protection solaire faite maison, ne dépasse que rarement un FPS de 10 après avoir été testée en laboratoire.

 

Beaucoup de questions restant sans réponses

En admettant que la crème soit efficace lors de sa préparation et de sa première application. Comment savoir combien de temps la protection tient-elle sur la peau ? Combien de temps se conserve-t’elle et jusqu’à quand sera-elle efficace ? Quand la renouveler ? Comment garantir la stabilité du produit (tout produit exposé au soleil, et pendant plusieurs heures d’affilées, doit être impérativement thermo-stable. C’est-à-dire que ses composants ne doivent pas se dégrader sous l’effet du soleil. Un prérequis absolument impossible à garantir pour une préparation maison) ? Encore plus sous l’effet de la chaleur dans le pot et même sur la peau ?

Je pense tout de même que vu l’application pour laquelle ce « cosmétique » est destinée, toutes ces questions sont légitimes (mais difficiles à éclaircir) et valent la peine d’être posées et prises en compte. Encore plus si on doit l’utiliser sur des enfants ou des personnes fragiles.

ATTENTION aussi, parce que j’ai vu beaucoup de recettes se disant « crèmes solaires« , mais qui n’étaient en fait que des crèmes bronzantes. En soit elles ne sont pas mauvaises, elles étaient faites avec des huiles végétales comme le buriti, le sésame, la carotte, le karanja… Mais elles n’avaient quasi aucune protection contre les UV.  Il n’y avait pas d’écrans minéraux dedans et se revendiquaient protection solaire !  Alors, ces recettes sont à garder, mais en complément d’une bonne crème solaire, s’il l’ont veut avoir ou prolonger son beau bronzage, mais à ne pas prendre comme des protections contre les UV ! Et n’oublions jamais l’importance de se renseigner avant de réaliser une recette de quelque chose, trouvée sur le net ou même dans des livres.

 

Conclusion

A chacun de choisir la protection qui lui conviendra le mieux, mais ce qu’il faut vraiment retenir, c’est que peut importe la protection solaire choisie, elle ne protégera JAMAIS à 100% des rayons nocifs du soleil. Sachant que ces dernières ne protègent que des UVB qui sont responsables des coups de soleil. Elles ne préservent pas des UVA les plus dangereux et présents tout au long de la journée.

Comme il a été dit dans ce dossier Soleil, qui n’engage que moi mais qui reprend les grands lignes des recommandations officielles et un peu de bon sens. La meilleure protection que vous pourrez offrir à votre organisme sera d’éviter de sortir aux heures où le soleil est le plus haut, de ne surtout pas vous exposer de manière extrême, de préserver votre « capital soleil » avec des vêtements, et de compléter cette protection avec une crème solaire de qualité.

 Et si jamais vous ne savez pas quelle crème choisir, parmi toutes celles qui existent dans le commerce, je vous comprends. Alors, je vous conseille ces deux articles écrits par deux blogueuses extras : Les cosmétiques de Lilith et Les petites choses de Fanny 

 

Petits conseils

Et voici quelques petites choses qui peuvent être mises en place pour préparer sa peau à recevoir les rayons du soleil :

*Faire de courtes expositions aux bonnes heures, de manière progressive et raisonnable pour laisser le temps à la peu de se préparer.

*Manger plein de caroténoïdes bio et plutôt crus (comme ça, on ne les épluche pas, et on garde toutes les vitamines !)  les carottes, les tomates, les poivrons rouges, les mandarines, les abricots, les mangues, les melons…

*Préparer sa peau en l’hydratant et en appliquant des sérums huileux adaptés à base de béta-carotène et flavonoïdes avec des huiles de carotte, tomate, buriti, karanja…

Et si jamais vous choisissez de vous protéger avec une crème maison en connaissant tous les risques. Je vous conseille de la compléter avec toutes les autres (vêtements, peu d’expositions courtes, préparer votre peau…).

Et puis sinon, on peut [peut-être] éviter la crème solaire non ? En limitant son exposition, en sortant couvert, on évite les UV et la nécessiter de se tartiner de crème ? Peut-être pas sur le visage, certes, mais ce sont des petites choses pas si contraignantes et facilement réalisables ! 🙂 Et en ne passant pas des heures (entre 12h et 16h) sur sa serviette de plage pour être le/la plus bronzé/e de ses potes ?

 

Plage
Crédit : Igor Ovsyannykov

 

Et vous, qu’en pensez vous ?

 

 

A bientôt,

_Fanny ✨

 

Sources de l’article:

Consoglobe

Que choisir

Le pharmachien

Le blog Oleassence

Mr Mondialisation

Aromazone

Solidarités Santé.Gouv

 

Sources photos :

Alternatives Santé.fr

Aromat’easy.net

 

 

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